10 idées fausses sur la retraite

Par Roselyne Poznanski | Publié le 17 novembre 2017 dans les Échos Patrimoine

idees fausses sur la retraite

La complexité, la diversité des règles en vigueur, régime par régime, et leur mouvance incessante au fil des réformes alimentent la noria des idées reçues, mais pas toujours justes. Démonstration.

Ces informations circulent mais peuvent vous faire perdre du temps… Et de l’argent. Tour d’horizon des « fake news » les plus courantes.

1- Un certificat de travail permet de faire valider des périodes manquantes. Faux. Seul le bulletin de paye où est indiqué le précompte des cotisations permet de prouver que l’on a cotisé.

2- On ne peut pas surcoter au-delà de 67 ans. Faux. La surcote applicable aux régimes de base (+ 1,25 % par trimestre travaillé au-delà du taux plein au régime général, au RSI, à la MSA, + 0,75 % à la CNAVPL…) ne connaît pas de limites. Dans l’absolu, une personne qui atteint son taux plein à ses 62 ans et qui continue de travailler jusqu’à ses 70 ans engrangera une surcote de 40 % de sa pension de base (8 x 5 % par an), hors éventuelle majoration pour enfants.

3- On valide autant de trimestres que de périodes travaillées. Faux. On peut travailler 3 mois uniquement et valider 4 trimestres pour sa retraite ; à l’inverse, on peut travailler toute l’année et ne valider que 2 trimestres par exemple… Pourquoi ? Parce que techniquement, on compare le montant des salaires perçus (soumis à cotisations) au minimum exigé pour valider 1 trimestre, c’est-à-dire à 1 464 euros pour 2017 (ce qui correspond à 150 fois le SMIC horaire brut) et on ne tient donc pas compte de la durée de travail effective. En clair, avec un job payé plus de 5 876 euros bruts en 2017, un salarié qui travaille un seul mois par exemple peut valider en une seule fois, cette année-là, 4 trimestres pour sa retraite.

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