Réforme Macron des retraites, consultation citoyenne : chapitre 3

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Participez à la consultation citoyenne sur la réforme des retraites Macron ! En effet, Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire, annonce le lancement d’une grande consultation citoyenne sur internet en vue de présenter les grandes orientations de la réforme d’ici début 2019.

Les éléments confirmés

  • Le futur régime sera un régime par répartition à points
  • Le calendrier prévoit un vote du projet de loi discuté à l’été 2019
  • L’application de la réforme ne se fera qu’à partir de 2025. M Delevoye anticipe que certaines caisses mettront plus de 10 ans pour effectuer cette transition

La consultation citoyenne

Agnès Buzyn (Ministre de la Santé) et Jean-Paul Delevoye nous invitent à participer à la consultation sur cette réforme qui doit « libérer, protéger, unir » en faisant de notre système de retraite un système plus simple et plus juste.

Un avis citoyen sur la réforme

La consultation aura lieu via la plateforme ouverte jusqu’au 25 octobre 2018 et par des ateliers organisés de septembre à novembre en régions. Elle est organisée en parallèle à la consultation avec les partenaires sociaux qui se déroulera jusqu’à la fin de l’année.

Une synthèse exhaustive de toutes les contributions déposées sur la plateforme s’attachera à restituer la diversité des arguments. Elle sera rendue publique sur la plateforme et remise au Haut-commissaire. Celui-ci présentera alors cet avis citoyen aux décideurs politiques et aux partenaires sociaux.

Les modalités de la consultation

11 questions reflètent les thématiques abordées, en parallèle, lors des consultations avec les partenaires sociaux.

Pour chaque question les modalités de consultation sont les mêmes : le Haut-commissaire formule un constat et demande à l’internaute de le valider ou de le compléter. Les options de vote sont « d’accord, mitigé ou pas d’accord ». Les résultats des votes sont enregistrés en temps réel. Le Haut-commissaire propose ensuite des solutions souvent complémentaires pour lesquelles il est également possible de voter et de de donner un avis ou de proposer sa propre solution.

Ainsi sur la première question : quel système de retraite pour tous les actifs ?

1- À revenus identiques, instaurer le même niveau de cotisations et les mêmes droits à retraites.

Il faut créer un système universel de retraite où chacun, à revenus identiques, cotise au même niveau et bénéficie des mêmes droits à retraite, quelle que soit la nature de ses activités ou de son métier.

2- Prendre en compte les particularités de certaines activités notamment en termes de taux de cotisations.

Le système universel de retraite doit pouvoir admettre des différences, par exemple en matière de taux de cotisation. Ainsi il sera possible maintenir des spécificités pour mieux prendre en compte les particularités de certaines activités.

Tel pourrait être le cas par exemple des taux de cotisations des travailleurs indépendants. Contrairement aux salariés où le poids des cotisations est réparti entre une part patronale et une part salariale, les indépendants, compte tenu de leur modèle économique, sont de facto les seuls à s’acquitter des cotisations à titre personnel. Il est donc nécessaire de tenir compte de cette situation. Il conviendra d’éviter pour eux une hausse de leurs prélèvements obligatoires par rapport à la situation actuelle, et de conserver l’équilibre actuel en leur laissant la possibilité de charges sociales plus limitées, même si l’exigence d’équité milite pour protéger les indépendants à bas revenus de la même manière que tous les salariés.

Lire d’autres articles, notamment, chapitre 1 et chapitre 2.

Comment valider 4 trimestres retraite en 2018

Valider 4 trimestres retraite en 2018

Pour valider 4 trimestres retraite en 2018, il vous suffira de cotiser sur un revenu brut annuel de 5 928 €. La barre reste donc encore en-dessous des 6 000 €.

Décryptage

En 2018, que vous soyez salarié du privé ou travailleur indépendant, vous validerez 4 trimestres de durée d’assurance en cotisant sur un revenu annuel brut de 5 928 € auprès de votre régime de retraite de base.

Ainsi, si votre rémunération de salarié ou votre revenu d’indépendant sont supérieurs au plafond de la sécurité sociale pour 2018 (39 732 €/an soit 3 311 €/mois), vous obtiendrez vos 4 trimestres en travaillant deux mois seulement.

En effet, exception faite de l’année du départ en retraite, il n’est pas nécessaire de travailler toute l’année pour obtenir ses quatre trimestres. Il suffit de cotiser sur une base équivalente à 600 fois le SMIC horaire.

Comme confirmé par un décret paru au Journal Officiel du 21 décembre, au 1er janvier 2018, le Smic passera de 9,76 € à 9,88 €.

Cette augmentation de 1,23 % permettra de maintenir sous la barre des 6 000 € la rémunération nécessaire pour valider 4 trimestres.

Depuis le 1er janvier 2014, en application de la réforme 2013 des retraites, il suffit de cotiser sur une base équivalente à 150 fois le Smic horaire pour valider 1 trimestre pour la retraite. Avant cette date, le salaire devait atteindre 200 fois le Smic horaire.

Exemples

Prenons l’exemple de Jean et Michel. Jean avec un salaire de 2 000 € brut /mois aura cotisé fin mars sur un total de 6 000 € et validé ainsi 4 trimestres en 3 mois.

Michel, avec un salaire brut de 3 500 €/mois aura cotisé auprès de son régime de base au plafond mensuel de la sécurité sociale (3 311 €) en 2018. Fin février, un salaire de 6 622 € (2 x 3 311 €) sera enregistré sur son compte. Il aura donc validé 4 trimestres dans les deux premiers mois de l’année.

Exceptions

Quelles sont les exceptions à cette règle ?

Pour les assurés qui liquident leurs retraites en cours d’année… le décompte de trimestres est basé sur ce revenu minimal mais aussi sur la durée effective de travail. Si Jean ou Michel demandent leur retraite en 2018, ils devront attendre le 31 mars pour valider 1 trimestre, le 30 juin pour en valider 2 et le 30 octobre pour en valider 3.

Autre exception, les assurés fonctionnaires ou assimilés pour lesquels le décompte de trimestres tient compte de la durée effective de travail.

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Retraite et professionnels du conseil, des choix à faire

Par Pascale Gauthier | Publié le 6 décembre 2017 dans boursier.com

Retraite et professionnels du conseil

En matière de conséquences sur les retraites, on retiendra du PLFSS 2018 la hausse de la CSG et la « suppression » du RSI pour les indépendants. Mais les professionnels du conseil devront surtout se préparer et mesurer les conséquences d’une mesure importante reprise du PLFSS 2017.

 

Hausse de la CSG

L’augmentation de 1,7 % de la CSG ne concernera que les retraités qui ne bénéficient pas de l’exonération ou du taux réduit. En tenant compte de l’ensemble des prélèvements, CSG, CRDS, Casa et du prélèvement de l’assurance maladie sur les retraites des régimes complémentaires, le taux de prélèvement global sur les retraites passera à 9,1 % sur les régimes de base et 10,1 % sur les régimes complémentaires.

Adossement du RSI au régime général

Le Projet de loi, définitivement adopté le 4 décembre, prévoit un transfert en deux ans à compter du 1er janvier 2018 des activités du Régime Social des Indépendants (RSI) vers le régime général des salariés du privé.

Quelles seront les conséquences pour les retraites ?

Les cotisations de retraites n’augmenteront pas pour les indépendants aujourd’hui affiliés au RSI. Ils conserveront leur régime de retraite spécifique, le régime complémentaire des indépendants (RCI). Le taux de cotisation auprès de ce régime (8 % en tranche 2) ne s’alignera pas sur les 20,55 % représentant le total des cotisations salariales et patronales aux régimes complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco).

En contrepartie, pas d’augmentation du niveau de retraite en vue

Salariés ou commerçants, les régimes de retraite de base du RSI et le régime général sont identiques depuis 1973. Depuis le 1er juillet 2017, les assurés, nés à partir de 1953 qui ont relevé de ces deux régimes reçoivent une seule retraite fusionnant les droits acquis dans chaque régime.

En ce qui concerne la retraite complémentaire, le taux de cotisation, nettement plus faible on l’a vu, au RCI et un rendement technique comparable (6,80 % pour le RCI à comparer aux 6,18 % affichés par l’Agirc Arrco) expliquent une acquisition de droits à la retraite beaucoup plus faible.

Un nouveau mode de versement des acomptes de cotisations à tester

Lisez la suite de l’article « Retraite et professionnels du conseil, des choix à faire » sur boursier.com.

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Deux prestations de conseil et de prise en charge des démarches : Bilan Retraite & Liquidation Retraite.

 

Réforme des retraites Macron, chapitre 2

Réforme des retraites Macron chapitre 2

Réforme des retraites : la phase de concertation démarre cette semaine. Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme reçoit les organisations patronales et syndicales.

Une loi-cadre annoncée pour le premier trimestre 2018

Sur la feuille de route présentée avant l’été, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé analysait les étapes nécessaires à la réforme des retraites et précisait qu’il faudrait du temps. « Du temps qui permettra d’établir les faits, de consulter les parties prenantes, de définir le cadre des concertations, et de préparer les textes législatifs nécessaires ».

Le 14 septembre, le conseil des ministres nommait Jean-Paul Delevoye haut-commissaire à la réforme des retraites. Il sera le chef de projet chargé d’apporter son concours à la définition et à la mise en oeuvre de la réforme. Chargé « d’organiser la concertation avec les principaux acteurs », il a commencé ce mardi, 21 novembre, à recevoir les organisations syndicales et patronales.

Son objectif, présenter une loi-cadre dès le premier trimestre 2018. Cette loi cadre posera les principes généraux de la réforme.  Elle en définira le programme avec ses objectifs et ses engagements.

Des principes déjà annoncés lors de la campagne présidentielle

Le programme du candidat Macron donnait les orientations du projet.

  • « Le système restera un régime par répartition….
  • …Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé. »

Il s’engageait

  • « Les spécificités de certains régimes ne disparaîtront pas…
  • …La pénibilité sera toujours prise en compte…
  • …Il y aura toujours un âge légal de la retraite à partir duquel on pourra liquider ses droits. Il restera à 62 ans… »

Une phase de concertation qui décidera de l’orientation de la réforme

Créer un système universel de retraite : le programme présidentiel était ambitieux. La phase de concertation permettra donc de savoir jusqu’où les partenaires sociaux accepteront d’aller en matière de refonte du système.

Simplification de l’architecture du système actuel

Cet objectif suppose donc de remplacer les 37 régimes existants par un seul régime. Plus de distinction entre régime de base et complémentaires, entre régimes de salariés du privé et régimes dits spéciaux. Un calcul de retraite universel ferait ainsi disparaitre les notions de taux plein, d’annuités ou de salaire de référence calculés sur des bases différentes selon les régimes. Le montant de la retraite serait fonction des montants cotisés, de l’espérance de vie de la génération de l’assuré et de son âge de départ.

Un euro cotisé donne les mêmes droits

Les disparités actuelles dans les rendements des cotisations versées devraient disparaître. Le salarié comme l’indépendant ou le membre de profession libérale seraient logés à la même enseigne. Rappelons qu’aujourd’hui à cotisation égale versée auprès de chaque régime à points, les droits acquis ne sont pas égaux. En 2017 pour 1000 € cotisés auprès de son régime complémentaire, un avocat obtiendra 101 € de rente annuelle brute, un commerçant 68 € et un salarié du privé 61,80 €.

L’âge de légal maintenu à 62 ans

L’évolution des discussions nous permettra de voir s’il sera possible aux négociateurs d’éviter ce sujet polémique qui a freiné les réformes précédentes.

L’âge de départ est, en effet, un des éléments principaux qui distingue les régimes spéciaux des autres régimes.

Pourtant ne pas remettre en cause les paramètres d’âge existants élimine une solution qui à court terme aurait amélioré le financement des régimes.

Déséquilibre financier des régimes

La réponse à cette question éludée dans le programme présidentiel devrait faire partie du périmètre de la réforme.

Le Conseil d’Orientation des Retraites dans son rapport de juin 2017 concluait que le système de retraites serait en déficit plus longtemps que prévu.  Il semble en novembre être revenu à des estimations légèrement moins alarmistes mais n’envisagerait pas une sortie du déficit avant 2037.

La loi cadre du printemps 2018 devrait nous dire si le futur système de retraite a pour objectif de réduire le déséquilibre financier existant ou de seulement éviter de l’aggraver.

La réponse à cette question passe peut-être par le passage plus ou moins rapide de l’ancien système générateur de déséquilibre à un nouveau système structurellement équilibré.

Durée de la transition entre l’ancien et le nouveau système de retraite

Les délais annoncés pendant la campagne présidentielle sont pour l’instant maintenus. Une loi-cadre et un vote dès 2018 permettraient un début d’application de la réforme durant le prochain quinquennat.

Les assurés nés avant 1961 (ils auront 62 ans avant 2023) ne devraient donc pas être concernés par l’application des nouvelles règles. Les autres actifs devraient en savoir davantage au printemps.

Ils sauront si le futur système de retraite qui enregistrera dès 2023 les cotisations des assurés commencera également à verser des prestations et selon quelles modalités ces prestations seront versées.

Pour en savoir plus, lisez Réforme des retraites Macron, chapitre 1.

Vous pouvez également retrouvez nos articles sur les réseaux sociaux : LinkedIn et Twitter.

D’autre part, n’hésitez pas à nous contacter, si vous êtes concerné par cette nouvelle réforme des retraites.

 

Expatriés, comment retrouver son numéro de sécurité sociale

numéro de sécurité sociale

À l’étranger, les assurés expatriés qui ont cotisé en France peu de temps, et en début de carrière ont souvent perdu ou oublié leur numéro de sécurité sociale.

Novelvy Retraite va régulièrement à la rencontre des expatriés pour animer des réunions d’information. À cette occasion, les participants réalisent qu’ils auront peut-être droit à une retraite française. C’est l’occasion également de réaliser qu’ils peuvent avoir droit à la carte vitale et à l’assurance maladie qui va avec. Ils nous posent alors la question de retrouver leur numéro de sécurité sociale.

Expatriés, comment retrouver son numéro de sécurité sociale

Le plus efficace est d’essayer de retrouver un bulletin de salaire français sur lequel figure ce numéro.

Mais vous pouvez également tenter de le reconstituer. Pour rappel, le numéro de sécurité social est codifié de la façon suivante :

sexe : 1 pour les hommes, 2 pour les femmes

année de naissance : les 2 derniers chiffres

mois de naissance : à 2 chiffres

département de naissance : à 2 chiffres

code de la ville de naissance : vous pouvez le retrouver notamment sur le site de Réunica

numéro d’ordre de naissance : vous pouvez l’obtenir en téléphonant à votre mairie de naissance

clé : vous pouvez également la retrouver sur ce site

À défaut, vous pouvez envoyer un courrier à l’Assurance Retraite avec une copie d’un extrait d’acte de naissance de moins de 3 mois ainsi qu’une pièce d’identité en cours de validité (passeport ou carte nationale d’identité). L’occasion de mettre à jour vos coordonnées auprès de l’Assurance Retraite qui devrait alors être en mesure de vous envoyer vos relevés de carrière.

N’hésitez pas à nous contacter.

Retraite et périodes de chômage non indemnisé

Retraite et périodes de chômage non indemnisé

Quelles périodes peuvent être validées pour la retraite au titre du chômage non indemnisé ?

Retraite et périodes de chômage non indemnisé. Les assurés ignorent généralement comment elles sont prises en compte dans le calcul des droits de retraite. Novelvy Retraite vous aide à y voir clair en établissant un bilan retraite et fait valoir vos droits auprès des caisses, le moment venu, lors de leur liquidation.

Qui peut valider des trimestres au titre du chômage non indemnisé ?

Tout assuré qui a une période de chômage non indemnisé sur son relevé peut valider des trimestres de retraite. À condition que durant cette période il n’ait exercé aucune activité salariée ou non salariée.

Donc un assuré qui est inscrit au RSI ou à la CIPAV pendant cette période ne peut valider du chômage non indemnisé car il n’est pas sans activité.

Comment sont calculés les trimestres de chômage non indemnisé ?

Retraite et périodes de chômage non indemnisé : comme pour le chômage indemnisé, on établit un décompte par périodes de 50 jours. 50 jours équivalents à un trimestre.

Le dispositif de validation de trimestres au titre du chômage non indemnisé

En général, on peut valider 1 an au titre du chômage non indemnisé suivant immédiatement une période de chômage indemnisé.

Dans le cas particulier des assurés âgés de plus de 55 ans à la date de fin de l’indemnisation, il est possible, sous condition, de valider 5 ans.

Selon votre situation, ces règles peuvent s’avérer complexes à appliquer. Les experts de Novelvy Retraite sont à votre disposition pour établir un bilan retraite ou pour faire valoir vos droits et liquider vos droits auprès des administrations. Chaque cas est unique.

Contactez-nous.

Vous pouvez également retrouver des articles sur le même thème dans nos conseils d’expert. Des articles dans notre revue de presse peuvent également vous intéresser.

 

Réforme des retraites Macron, chapitre 1

Réforme des retraites Macron chapitre 1

Dans son programme, le candidat Emmanuel Macron annonçait qu’il ne conduirait pas une réforme aussi ambitieuse que la réforme des retraites dans la précipitation. Son objectif était de voir la réforme commencer à s’appliquer au cours de la législature suivante.

Point d’étape en ce début d’automne 2017

Emmanuel Macron souhaitait « prendre le temps des consultations sur les modalités ». Où en sommes-nous ?

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, détaillait ces modalités le 15 juin 2017, dans sa feuille de route. En effet, elle aura, entre autres, la charge de la réforme des retraites. La ministre considère elle aussi que « pour qu’une telle réforme réussisse, il faut du temps. Du temps qui permettra d’établir les faits, de consulter les parties prenantes, de définir le cadre des concertations, et de préparer les textes législatifs nécessaires ».

Prochaine étape, le printemps 2018. Un accord de méthode aura alors été négocié avec les organisations syndicales et patronales. « Cet accord portera sur les sujets à traiter, les méthodes de concertations et la calendrier visé ». Pour mener cette concertation Agnès Buzyn a commencé à mettre en place une organisation dédiée à la réforme.

Mise en place d’une organisation dédiée à la réforme

Le 11 septembre, un décret instituait un haut commissaire à la réforme des retraites chargé d’apporter son concours à la définition et à la mise en ouvre de la réforme des retraites.

Ses missions :
– organiser la concertation avec les principaux acteurs du champ des retraites,
– coordonner au niveau interministériel les travaux de préparation de la réforme des retraites, de rédaction des projets de textes législatifs et réglementaires et de suivi de leur mise en oeuvre.

Il rend compte au Premier ministre et au ministre des solidarités et de la santé. Si nécessaire, il sollicite les services des ministères concernés. Notamment ceux du ministère des Solidarités et de la Santé et du ministère de l’Action et des Comptes publics, les corps d’inspection et le secrétariat général du conseil d’orientation des retraites ainsi que les caisses et institutions de sécurité sociale et leurs groupements.

Le 14 septembre, Jean-Paul Delevoye a été nommé en conseil des ministres.

Ministre de la fonction publique sous Jacques Chirac, député puis sénateur-maire de Bapaume, président de l’Association des maires de France, médiateur de la République puis défenseur des droits, Jean-
Paul Delevoye a présidé de 2010 à 2015 le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Une nomination de bon augure : connaissance des rouages de l’État, expérience de la concertation avec les partenaires sociaux (il a participé à la mise en oeuvre en 2003 de la réforme des retraites)… Autant d’éléments qui devraient permettre à la future réforme de démarrer sur de bonnes bases.

À lire également :

Réforme Macron des retraites. Le Cor prépare le terrain.

Rapport annuel du Cor.

En marche vers un système universel de retraites.

Réforme Macron des retraites – le COR prépare le terrain

Eclairage COR

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) donne son éclairage sur les différents aspects de la réforme des retraites à venir dans le compte-rendu de sa séance plénière de juillet.

La réforme des retraites selon En Marche !

Les grandes lignes de la réforme ont été esquissées dans le programme d’En Marche !  « Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé. »

La phase de concertation ne devrait démarrer qu’en 2018. C ‘est alors que le projet évoluera et prendra forme.

Éclairage du COR

« Dans le cadre de sa mission d’éclairage du débat public sur les perspectives à long et moyen terme du système de retraite« , le COR prépare donc le terrain des concertations et revient pour l’occasion sur un rapport de janvier 2010.

Ce rapport détaillait les modalités techniques de transformation des régimes de base (actuellement par annuités) en un régime à point ou en comptes notionnels. Il s’appuyait sur de précédentes études du COR et analysait de façon détaillée des expériences de changement de système de retraites vécues par la Suède et l’Italie.

Dans sa conclusion, reprise en 2017, le COR considérait que le passage d’un régime de base par annuités à un régime à points était techniquement possible. Il permettrait notamment d’intégrer des dispositifs de solidarité en place dans le système actuel.

Mais la conclusion comporte son lot de questions. Notamment sur les modalités de transitions, sur la faisabilité technique pour les caisses de retraite ou sur les mesures d’accompagnement à destination des assurés… Parmi ces questions la plus importante a trait à l’architecture du futur système.

Si l’objectif est de fusionner tous les régimes, jusqu’où ira-t-on ?

Le COR envisage deux schémas de simplification :

  • un alignement des règles des régimes de base avec des régimes complémentaires spécifiques. Ce schéma remettrait alors sur le devant de la scène la sempiternelle question de la comparaison des régimes privé et public.
  • un rapprochement des régimes de base et complémentaires du privé devenant un seul régime à points.

Régime complémentaire spécifique par profession, ou différence entre privé et public, cette architecture est en-deça du régime universel imaginé par l’équipe d’Emmanuel Macron.

Si en 2018, à l’issue de la phase de concertation l’équipe de projet peut fournir une réponse crédible, c’est qu’elle aura déjà trouvé la réponse à l’ensemble de ces questions.

Pour aller plus loin, le dossier mensuel du COR du 5 juillet 2017.

Retrouvez également notre article sur le projet d’Emmanuel Macron, En marche vers un système universel des retraites.

Âges de la retraite et date optimale de départ en retraite

date optimale de départ en retraite

Deux bornes d’âge encadrent la date optimale de départ en retraite : l’âge légal d’ouverture des droits et l’âge auquel le droit à une retraite au taux plein est garanti. Ces deux bornes d’âge varient suivant l’année de naissance et l’activité professionnelle qui détermine vos caisses d’affiliation.

Votre carrière et donc les statuts professionnels sous lesquels vous avez exercé votre activité, définiront les limites d’âge applicables dans votre cas (salarié du privé, fonctionnaire, indépendant, membre de profession libérale…).

Une fois définie la date possible de départ en retraite, il convient de déterminer la date optimale de départ en retraite en utilisant au mieux les dispositifs disponibles (rachat de trimestres, retraite progressive…). Mais tout en tenant compte de votre projet de vie : partir en retraite le plus tôt possible ou au contraire poursuivre votre activité…

À quel âge demander sa retraite ?

Âge légal d’ouverture des droits : c’est l’âge minimum à partir duquel vous pouvez demander vos retraites. Deux paramètres permettent de le définir : votre date de naissance et la date de début de cotisation.

Date de naissance

Votre date de naissance détermine l’âge légal d’ouverture du droit à la retraite. Après un recul progressif depuis 2011, cet âge est, depuis 2017, de 62 ans pour les assurés nés à partir de 1955.

Début de cotisation

Vous avez commencé à travailler jeune. La date à laquelle vous avez commencé à cotiser conditionne votre droit au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue. Vous pourriez alors partir en retraite avant 62 ans. Mais attention, vous devez pour cela remplir certaines conditions.

Âge du taux plein garanti

L’âge du taux plein garanti est atteint cinq ans après l’âge légal d’ouverture des droits. Donc les assurés nés à partir de 1955 bénéficient du taux plein dès 67 ans.

Ainsi, même si vous n’avez pas validé le nombre de trimestres requis pour le taux plein, vous serez certain de ne pas subir de minoration sur le taux si vous attendez l’âge du taux plein garanti pour demander vos retraites.

Entre ces deux limites, 62 et 67 ans, vous aurez le taux plein dès que vous aurez validé le nombre de trimestres requis. Le nombre de trimestres requis est fonction de votre année de naissance.

Toucher sa retraite à 60 ans

Dans certains cas, vous pourrez demander une retraite anticipée pour carrière longue. Vous pourrez également liquider progressivement vos retraites à partir de 60 ans à condition de réduire votre temps de travail.

Lire aussi nos articles sur la retraite progressive :

la-retraite-progressive-quels-avantages-pour-les-salaries

la-retraite-progressive-accessible-aux-artisans-et-commercants

Prestations de Novelvy Retraite

Le bilan retraite individualisé permet à chacun de bénéficier d’une reconstitution de carrière et d’une régularisation de ses droits. Une fois les options d’âge connues, le bilan retraite permet de définir le dispositif optimal de départ selon la date choisie.

La mission de liquidation des retraites permet également de répondre à vos éventuelles interrogations si vous avez déjà pris votre décision de liquider vos droits. Mandater les experts de Novelvy Retraite vous libère alors des démarches administratives auprès des caisses de retraite.

À lire également : ages-de-la-retraite-des-salaries-du-prive

Retraite anticipée des travailleurs handicapés

Retraite anticipee travailleurs handicapes

Retraite anticipée des travailleurs handicapés : le décret annoncé dans le projet de Loi de Financement de la sécurité sociale pour 2017 est enfin paru.

Il devrait faciliter les démarches des travailleurs handicapés qui peuvent prétendre à une retraite  anticipée mais qui jusqu’à présent ne pouvaient pas faire la preuve de leur statut de travailleur handicapé sur une partie de leur carrière.

À compter du 1er septembre 2017

Un travailleur handicapé qui pourrait prétendre à une retraite anticipée car il justifie des durées d’assurances requises sans pouvoir attester de la reconnaissance administrative du statut de handicapé sur une fraction de la durée pourra s’adresser à une Commission Nationale. Placée auprès de la CNAV, elle sera chargée d’examiner son dossier médical.

Cette commission est saisie par la caisse ou le service chargé de la liquidation de la pension de retraite. Lire la suite « Retraite anticipée des travailleurs handicapés »