Retraite : validez tous vos trimestres !

Par Pauline Janicot | Publié le 31 juillet 2017 dans Serengo, le magazine pour les seniors en action
Serengo valider des trimestres de retraite

Carrières courtes ou interrompues ne riment pas forcément avec absences de cotisations. Avoir eu, élévé des enfants ou posé un congé parental permet de faire valider des trimestres de retraite. Explications.

Chaque enfant permet de faire valider automatiquement huit trimestres ?

Vrai et faux. La majoration de durée d’assurance (MDA) pour enfant permet d’obtenir huit trimestres supplémentaires pour chacun de vos enfants (4 trimestres de majoration au titre de la grossesse et de l’accouchement et 4 trimestres au titre de l’éducation de l’enfant). Si ces derniers sont nés avant le 1er janvier 2010, ces huit trimestres vous seront attribués d’office. En revanche, s’ils sont nés après cette date, seulement quatre trimestres par enfant vous seront automatiquement alloués. « Concernant les quatre autres trimestres, vous avez le choix de les conserver, de les donner au père ou bien de les partager entre vous. Vous devez vous décider au plus tard dans les six mois qui suivent le 4e anniversaire de votre enfant. À défaut, ils vous seront accordés d’office », précise Emeric Pichon, responsable des liquidations chez Novelvy Retraite.

Lors d’un congé parental, des trimestres peuvent aussi être validés ?

Vrai. Si vous avez pris un congé parental à temps plein, vous bénéficiez d’une majoration égale à la durée de ce congé (12 trimestres au maximum). Mais cette majoration ne peut pas être cumulée avec la majoration de durée d’assurance pour enfant (MDA). Il faut donc opter pour la solution la plus favorable. « Cela est le cas, par exemple, si vous avez pris un congé de trois ans car vous pouvez bénéficier ainsi de douze trimestres de majoration au lieu de huit maximum pour un enfant », explique Emeric Pichon.

Lire l’article complet sur comment valider des trimestres de retraite : serengo.net.

Pensions de retraite, chronologie d’un départ annoncé

Par Roselyne Poznanski | Publié le 3 juillet 2017 dans le hors série Argent de la revue Que Choisir

Que Choisir Pensions de retraite

Pour nombre de séniors, demander sa ou ses pensions de retraite s’apparente souvent à une simple formalité. En dépit des nombreux outils informatiques à disposition, le dépôt d’une demande de retraite reste toutefois un geste fort qui parachève tout un pan de la vie et va largement en conditionner un autre… Chaque dossier étant unique, il convient donc, pour le moins, d’en prendre soin.

Le constat est amer : une fois à la retraite. Les revenus avec lesquels il va falloir vivre durant une, deux ou trois dizaines d’années sont nettement inférieurs à ceux dont on disposait jusqu’alors. Cette différence ou « taux de remplacement » est actuellement de 75 %, selon une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère des Affaires sociales, juillet 2015). Entre autres, elle dépend de la carrière, du dernier statut professionnel (salarié cadre ou non, fonctionnaire…) et du sexe (la pension de base de droits directs versée par la Cnav aux retraitées en 2016, a été en moyenne inférieure de 27 % à celle d’un homme).

Les actifs ne s’y trompent pas, tous niveaux de revenus confondus, 79 % de ces derniers pensent que leur future pension de retraite sera « insuffisante pour vivre correctement » (sondage Ifop pour le Cercle de l’épargne, Les Français, l’épargne et la retraite, février 2017). Pour autant, ils font trop souvent encore valoir leurs droits retraite « au petit bonheur la chance », sans s’intéresser en amont à leur relevé retraite et sans planifier astucieusement leur date de cessation d’activité et d’effet de leurs pensions. Or, ces inattentions peuvent coûter cher sur le long terme… Pour optimiser autant que possible
vos futures pensions de retraite, voici, pas à pas, les démarches à respecter.

1 ou 2 ans avant la liquidation de vos pensions, régularisez votre carrière

Un « travail d’archéologie de la vie et des régularisations s’imposent, relève Émeric Pichon, responsable des liquidations retraite chez Novelvy Retraite. Et il est essentiel de ne pas s’y prendre au dernier moment, car il faut souvent plusieurs mois pour faire corriger des erreurs. Cette démarche va en outre faciliter le travail du gestionnaire qui sera en charge, le moment venu, de liquider les droits, puisque celui-ci consacre 90 % de son temps en moyenne à vérifier la carrière de chaque dossier. »

Retrouvez l’article complet sur Que Choisir Argent. Mais seuls les abonnés aux magazines Que Choisir peuvent les feuilleter en ligne.

Nos services de conseil en droits de retraite.

2017-2019 : vers la fusion des régimes de retraite

Par Pascale Gauthier | Publié le 6 juillet 2017 dans l’UFE-Hebdo

Emmanuel Macron propose de mettre en place un système universel de retraite dans lequel, quel que soit le métier et le statut de l’assuré, un euro cotisé donnera les mêmes droits. La mise en place de cette réforme ambitieuse sera progressive mais certaines étapes ont déjà démarré.

UFE fusion des régimes de retraite

Dans son programme sur les retraites, Emmanuel Macron détaillait les orientations de sa réforme et annonçait qu’elle ne commencerait à s’appliquer qu’au cours de la législature suivante. En fait, le processus de fusion des régimes a déjà commencé avec certaines étapes prévues de longue date.

Ainsi, le 1er juillet 2017 a vu l’aboutissement de la fusion des régimes de retraite de base des salariés du privé et des indépendants. Le 1er janvier 2019, fusionneront à leur tour l’Agirc et l’Arrco, les régimes complémentaires des salariés du privé.

Réforme des retraites : une concertation programmée pour 2018

Quand il expliquait comment la réforme serait conduite, Emmanuel Macron précisait : « On ne conduit pas une réforme aussi ambitieuse dans la précipitation. Autant les orientations sont claires, autant il faut prendre le temps des consultations sur les modalités. »

Cette phase de concertation à laquelle seront associés les partenaires sociaux et interlocuteurs politiques devrait démarrer en 2018.

Le 6 juin dernier, le Premier ministre, dans son programme de travail, a recensé les 6 grandes réformes qui seront menées dans les 18 prochains mois. Parmi celles-ci, la réforme qui permettrait de rénover notre système de retraites en le rendant plus transparent et plus juste.

Le calendrier sera le suivant

Avant l’été, une concertation approfondie sur la rénovation du droit du travail pour s’attaquer dès septembre à la sécurisation des parcours professionnels qui permettra de prévenir et de mieux lutter contre le chômage.

Ce n’est que dans un troisième temps, en 2018, que sera abordée la réforme des retraites qui devrait conduire à l’instauration d’un système universel.

Lire la suite sur le site de l’UFE

2017, 2018 et 2019 : les étapes hors programme de la réforme des retraites

Par Pascale Gauthier | Publié le 6 juillet 2017 sur boursier.com

La réforme des retraitesLa liquidation unique des régimes alignés en vigueur depuis le début du mois, l’intégration du RSI au régime général annoncée pour 2018 et la fusion de l’Agirc et de l’Arrco programmée pour 2019 permettront de tester notre capacité à réformer notre système de retraite.

Calendrier de la réforme des retraites

Emmanuel Macron veut mettre en place un système universel de retraites dans lequel, quel que soit le métier et le statut de l’assuré, un euro cotisé donnerait les mêmes droits. Une réforme ambitieuse qui supposera d’harmoniser des règles aujourd’hui pour le moins disparates. Un bouleversement qui demandera de convaincre des assurés craignant d’être les perdants du nouveau système. Un système unique vers lequel il faudra faire migrer les systèmes informatiques des 35 organismes de retraites qui gèrent aujourd’hui les cotisations, l’enregistrement de droits et les versements de prestations.

Après consultation des partenaires sociaux, le parlement devrait voter sur le projet de loi en 2018. La réforme des retraites ne commencerait à s’appliquer qu’au début du prochain quinquennat. Et avec une transition progressive sur une période de 10 ans. Avant le lancement du projet de réforme, quelques changements réglementaires vont permettre de tester la capacité d’évolution des organismes de retraites et de leurs affiliés.

Premier test avec la LURA

La Liquidation Unique des Régimes Alignés est entrée en vigueur le 1er juillet 2017. Désormais les assurés, nés à partir de 1953, qui ont relevé alternativement ou simultanément des régimes de bases des salariés du privé et de celui des artisans et commerçants recevront une seule retraite fusionnant les droits acquis dans trois régimes.

La LURA est l’aboutissement d’un processus entamé il y a 45 ans. Depuis 1973, les trois régimes dits « alignés » calculaient les droits à la retraite de leurs affiliés selon les mêmes modalités. Mais le faisaient séparément. Certes, depuis 2015, les assurés déposaient une seule demande de retraite mais ils continuaient à recevoir trois pensions.

1er janvier 2018, vote du PLFSS 2018

Lire la suite de l’article sur la réforme des retraites sur le site de boursier.com.

Droits de retraite des femmes

Par Pauline Janicot | Publié le 6 juin 2017 dans Serengo, le magazine pour les femmes de 50 ans et plus

Serengo droits de retraite des femmes

Droits de retraite des femmes, validez tous vos trimestres !

Les carrières interrompues ou bien courtes ne riment pas nécessairement avec absence de cotisations. Ainsi, avoir eu, élevé des enfants ou posé un congé parental permet de faire valider un certain nombre de trimestres. Explications.

Chaque enfant permet de faire valider automatiquement huit trimestres.

VRAI et FAUX. La majoration de durée d’assurance (MOA) pour enfant permet d’obtenir huit trimestres supplémentaires pour chacun de vos enfants (quatre au titre de la grossesse et de l’accouchement et quatre au titre de l’éducation). Si ces derniers sont nés avant le 1er janvier 2010, ces huit trimestres vous seront attribués d’office. En revanche, s’ils sont nés après cette date, uniquement quatre trimestres par enfant vous seront automatiquement alloués. «Concernant les quatre trimestres restants, vous avez le choix de les conserver, de les donner au père ou bien de les partager entre vous. Vous devez vous décider au plus tard dans les six mois qui suivent le 4e anniversaire de l’enfant. À défaut, ils vous seront accordés d’office», précise Emeric Pichon, responsable des liquidations chez Novelvy Retraite.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le n° 20 du magazine Serengo. Au sommaire : « retraite : les droits réservés aux femmes ». Vous pourrez ainsi découvrir d’autres questions et réponses.

Pour toutes questions relatives aux droits de retraite des femmes contactez-nous. Vous souhaitez faire le point sur votre situation retraite, pensez bilan retraite. Vous avez décidé de votre départ en retraite, les démarches à accomplir vous paraissent insurmontables ou vous hésitez sur le choix de la date, faites appel à nos experts pour la liquidation retraite.

D’autres articles de presse également sur notre blog. Alors bonne lecture à toutes et tous !

Retraite : une réforme pour rendre le système plus équitable

Par Arnaud Lelong | Publié le 16 mai 2017 dans l’Agefi Actifs, magazine d’actualité et d’analyse sur la gestion de patrimoine

Agefiactifs retraite reforme Le nouveau président de la République a indiqué dans son programme vouloir réformer le système de retraite afin de le rendre plus égalitaire. Novelvy Retraite, un cabinet de conseil, s’est penché sur la genèse du projet et son calendrier de mise en route.

Un nouveau système qui proposerait une égalité des droits

La retraite sera l’un des nombreux chantiers du nouveau président de la République lors de son quinquennat. Dans son programme, Emmanuel Macron indique vouloir instaurer un nouveau système qui, bien que conservant sa nature par répartition, proposerait une égalité des droits.

« Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », indique le programme retraite d’En Marche !  « Les cotisations, aux régimes de base comme aux régimes complémentaires, qu’elles soient versées sur les bases de revenus ou acquises au titre de la solidarité (pour les chômeurs par exemple) seront inscrites sur un compte individuel et revalorisées chaque année selon la croissance des salaires. Ainsi, chaque euro cotisé accroîtra de la même manière la pension future, quel que soit le statut du travailleur et l’origine de cette cotisation», précise le programme.

La société de conseil en stratégie retraite Novelvy Retraite s’est intéressée aux origines du projet ainsi qu’au calendrier nécessaire pour le mettre en place.

Lire la suite de l’article sur le site de l’agefiactifs.com

Emmanuel Macron : retraites, en marche pour la réforme !

Emmanuel Macron Elysee

Avant les élections présidentielles, Emmanuel Macron proposait, dans sa profession de foi, de « Fixer les mêmes règles pour tous avec la mise en place progressive d’un système universel de retraite ». Quels assurés pourraient être concernés et dans quelle mesure ?

Une réforme qui durera bien au-delà du quinquennat

Les étapes décrites dans le projet En Marche ! ressemblent aux phases décrites dans un rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) consacré en 2008 au nouveau système de retraite suédois.

La référence suédoise

Suite à l’élection d’un nouveau gouvernement libéral en 1991, la Suède publie en 1992 un projet de réforme. Il servira de base à des concertations échelonnées jusqu’au vote des principes de la réforme.

Avant de se lancer dans une comparaison sur ce qui serait applicable en France, rappelons que deux facteurs importants avaient simplifié la mise en place du nouveau système de retraite suédois.
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Âge de la retraite : comparaison entre la France et l’étranger

Par Pascale Gauthier | Publié le 11 mai 2017 dans la lettre de l’UFE (Union des Français de l’Étranger)

Selon l’OCDE, en 2017, la France est un des derniers pays avec un âge légal de départ à la retraite inférieur à 65 ans. C’est également un des derniers pays où un assuré ayant commencé à travailler à 20 ans peut espérer toucher une retraite au taux plein avant 64 ans. De plus, dans certains cas, il est toujours possible de profiter d’un départ anticipé à taux plein avant 62 ans. Quelles sont les conséquences de cette situation pour les Français expatriés ?

OCDE : recul généralisé des âges de la retraite

UFE age de la retraite

Que la comparaison porte sur l’âge légal de départ (âge à partir duquel on peut demander sa retraite), sur l’âge auquel on peut prétendre au taux plein ou sur les possibilités de départ anticipé pour les assurés qui ont commencé à travailler jeune, les assurés français font partie des mieux lotis.

Relèvement de l’âge de départ à la retraite dans l’OCDE

Selon l’OCDE, « les dix dernières années ont vu se déployer une intense activité de réforme des retraites… Les progrès les plus sensibles ont été constatés dans le relèvement de l’âge légal de départ, reporté dans de nombreux pays au-delà de 65 ans ». Ainsi, en vertu des législations actuelles, l’âge de la retraite va passer dans l’OCDE de 64 ans en moyenne en 2014 à 65,5 ans d’ici 2060. Enfin, les dernières réformes (Royaume-Uni, Pays-Bas) montrent que « l’âge de 67 ans commence à remplacer l’ancienne norme de 65 ans ».

Un contre-exemple récent : la Pologne

La Pologne a adopté le 19 décembre 2016 une nouvelle loi sur les retraites qui avance l’âge de départ à la retraite à compter du 1er octobre 2017.
Il s’agit d’un retour en arrière. Le précédent gouvernement avait, en janvier 2013, mis en place une réforme qui prévoyait notamment un recul progressif de l’âge de la retraite de 60 ans à 67 ans pour les femmes à l’horizon 2040 et de 65 à 67 ans pour les hommes à l’horizon 2020.
En 2017, l’âge de départ est de 61 ans et 1 mois pour les femmes et de 66 ans et 1 mois pour les hommes.

Recul simultané de l’âge de départ pour une retraite au taux plein

Lire la suite de l’article sur le site de l’UFE

Retraite des femmes : ce que vous devez savoir

Par Nathalie Cheysson-Kaplan | Publié le 9 mai 2017 dans Pleine Vie

Retraite des femmes : infirmière libérale, maximiser ses points retraite

Retraite des Femmes-Pleine-Vie

Infirmière indépendante, vous relevez du régime des professions libérales. Votre retraite est donc gérée par la Carpimko.

La retraite de base

Votre retraite de base, par points, dépend des points acquis pendant toute la durée de votre activité libérale (et pas uniquement les meilleures années de votre carrière).

La retraite complémentaire

Les règles de la retraite complémentaire diffèrent de celles du régime de base. Pour les générations nées avant 1956, l’âge de départ est fixé à 65 ans. Une infirmière peut partir avant, mais avec une forte décote. « Dès lors, elles sont nombreuses à attendre d’avoir 65 ans pour faire liquider leur retraite. En milieu rural, leurs conditions de travail sont parfois difficiles et elles aimeraient pouvoir lever le pied plus tôt. Mais, à la différence des salariés ou des indépendants, elles ne peuvent pas bénéficier de la retraite progressive. …/… », explique Pascale Gauthier de Novelvy Retraite.

Lire la suite de l’article sur PleineVie.fr

Retraite des femmes : commerçante, compléter ses droits

Si vous êtes commerçante, vous relevez donc du régime social des indépendants (RSI).

La retraite de base

Votre retraite de base dépend de la moyenne des revenus professionnels des 25 meilleures années de votre carrière. Comme dans les autres régimes du privé, la durée d’assurance est calculée à partir des cotisations versées au RSI. Jusqu’en 2014, il fallait avoir cotisé sur la base d’un revenu égal à 200 fois le Smic horaire pour valider un trimestre ; depuis le 1er janvier 2014, ce seuil a été abaissé à 150 Smic horaires.

Mais attention, si vous avez cotisé sur la base de la cotisation minimum (en cas de déficit ou de revenu inférieur à l’assiette minimale de cotisation), votre durée d’assurance risque d’être très faible, car, jusqu’en 2015, cette cotisation ne permettait de valider qu’un trimestre par an. En effet, ce n’est que depuis 2016 que les règles ont été aménagées pour permettre aux assurés de valider 3 trimestres par an. « Vous risquez donc de vous retrouver avec une petite retraite, mais ce n’est pas spécifique aux femmes », avertit Pascale Gauthier, associée chez Novelvy Retraite.

La retraite complémentaire

Lire la suite de l’article sur PleineVie.fr

Et retrouvez également d’autres articles sur les métiers et retraites des femmes : professeure des écoles, agricultrices, ouvrière sur le site du magazine Pleine Vie.

Tout ce qu’il faut savoir sur la pension de réversion

Par Roselyne Poznanski | Publié le 8 avril 2017 dans le Dossier Familial

Dossier Familial Retraite Reversion

Si votre conjoint(e) ou ex-conjoint(e) vient à décéder, vous pourrez bénéficier d’une pension de réversion. Un droit absolu qui peut être temporaire. Nos réponses à vos questions.

Pension de réversion : pourrai-je en bénéficier ?

Tout dépend du statut marital qui vous lie au défunt. Si vous êtes ou avez été pacsé ou en concubinage avec lui, même si vous avez des enfants communs, vous ne pourrez jamais prétendre à une pension de réversion. Seules les femmes et hommes mariés et ex-femmes ou ex-maris le peuvent. Si l’époux est fonctionnaire, une durée minimum de mariage avant le décès peut être requise. Et selon les régimes, vous pourrez avoir à renoncer à vos droits en cas de remariage. En revanche, peu importe que la ou le défunt(e) ait été encore en activité ou déjà retraité.

Pension de réversion : tous les régimes de retraite en accordent-ils une ?

Oui. Si votre conjoint ou votre ex-conjoint a été affilié à différents régimes de retraite (par exemple, salarié puis indépendant), vous pouvez même avoir droit à plusieurs pensions de réversion. Mais « le conjoint ou l’ex-conjoint survivant ne bénéficie d’une réversion que s’il remplit les conditions fixées par chaque régime : durée du mariage, ressources maximales, âge minimal ou encore non-remariage…», prévient Philippe Bainville, expert retraite à la CNAV.

À noter : les droits à réversion sont indépendants les uns des autres. Ainsi, vous pouvez très bien bénéficier de la réversion des complémentaires Agirc et Arrco de votre mari décédé, parce que vous n’êtes pas remarié, sans pouvoir percevoir celle de la pension de base du régime général parce que vos revenus sont plus élevés que les plafonds exigés.

« D’où l’importance d’effectuer une demande de réversion auprès de chaque régime auquel votre (ex-)mari ou femme a été affilié durant sa vie professionnelle s’il a relevé conjointement ou chronologiquement de plusieurs régimes », fait remarquer Pascale Gauthier, associée chez Novelvy Retraite.

Vous pouvez retrouvez la totalité de l’article en vous abonnant au Dossier Familial