Finances d’une famille. Patrimoine, chômage et retraite

Reportage par Françoise Icelle | Article Finances d’une famille. Patrimoine, chômage et retraite publié en avril 2018 dans Mieux Vivre Votre Argent.

Patrimoine chômage et retraite

Patrimoine, chômage et retraite (extraits)

Si la retraite de Michel, 70 ans, demeure stable, Francine a signé une rupture conventionnelle avec son employeur et reçoit de Pôle emploi une somme bien moindre que ses salaires. À 59 ans, cette battante reste positive et ne manque pas de projets, mais est consciente qu’elle doit composer avec la réalité.

L’année 2018 est atypique, car Francine ne sera indemnisée par Pôle emploi qu’à l’issue d’un long délai de carence. En revanche, le couple paiera un impôt calculé sur les revenus 2017. À partir de 2019, nous avons une vision plus claire de leurs ressources récurrentes. Elle a fait évaluer sa retraite et, hors sa pension italienne, la somme sera proche de ses indemnités de chômage.

Francine s’inquiète aussi d’éventuelles difficultés financières pour passer de l’indemnisation du chômage à la retraite, en raison de la différence de réglementation concernant l’âge de la retraite entre la France et l’Italie, où elle a travaillé 266 semaines. «Lorsqu’une personne indemnisée atteint l’âge légal de la retraite, 62 ans, Pôle emploi interroge l’Assurance retraite qui lui indique à quelle date l’assuré aura droit à une retraite à taux plein, mais elle ne tient pas compte des trimestres acquis à l’étranger», rassure Pascale Gauthier, associée de Novelvy Retraite, cabinet de conseil en retraite. Actuellement indemnisée pendant trois ans, elle aura 62 ans révolus au terme de cette période. À cette date, elle n’aura pas le nombre de trimestres suffisant en France pour valider un taux plein. Mais elle remplira les conditions requises pour continuer à être indemnisée par Pôle emploi jusqu’à ce qu’elle puisse faire valoir ses droits à taux plein.

Une carrière dans plusieurs pays ? Gare aux retraites au rabais

Une seule convention applicable. Pour établir si un salarié a droit au prorata de sa retraite française à taux plein, c’est-à-dire sans abattement car il a cotisé les 167 trimestres requis en France pour La génération 1958-1960 (celle de Francine), on agrège les périodes travaillées dans le monde. Toutes les périodes ? Pas toujours. Un accord communautaire permet de reconnaître l’ensemble des périodes cotisées dans les 27 pays de l’Union européenne, plus L’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Par ailleurs, des conventions bilatérales ont été signées avec une trentaine d’autres pays.

Attention, « au moment de la liquidation d’une retraite internationale en France, une seule convention ou un seul accord est appliqué pour traiter l’ensemble du dossier, celui où le salarié a effectué la plus longue période de travail, explique Pascale Gauthier, associée de Novelvy Retraite, un cabinet de conseil en retraite. Ainsi, une personne qui a exercé en France et en Italie relève de la convention européenne. C’est le cas également de celle qui a effectué dix ans en Allemagne, cinq ans aux États-Unis et vingt-sept ans en France, mais alors l’Assurance retraite ne prendra pas en compte ses trimestres outre-Atlantique pour la durée d’assurance », détaille-t-elle. Injuste, mais réglementaire.

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