Retraite : le big bang de Macron décrypté

Par Thomas Le Bars | Publié le 31 mars 2017 dans Capital.fr

Retraite : le big bang d’Emmanuel Macron décrypté en 10 questions

C’est l’un des projets les plus ambitieux du programme d’Emmanuel Macron : le candidat à la présidentielle veut créer un système « universel » de retraite, dans lequel un euro cotisé donnerait les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé et quel que soit le statut (salarié, fonctionnaire, indépendant…). Un big bang en perspective, qui fait encore face à de nombreuses inconnues. Voici donc 10 questions-réponses vous permettant de mieux appréhender les enjeux d’une telle réforme, et les conséquences potentielles pour vous.

Quel nouveau système serait mis en place ?

Emmanuel Macron l’a promis : le système des retraites resterait par répartition. Autrement dit, les cotisations des salariés actuels continueraient de financer les pensions des retraités actuels, et non leur propre future retraite comme dans un système par capitalisation. En revanche, le fonctionnement des régimes de retraite serait amené à évoluer. Actuellement, le régime de base des salariés français fonctionne par « annuités » : la pension dépend du salaire de référence de l’assuré et du nombre de trimestres cotisés. Il existe aussi des régimes à points : c’est notamment le cas des caisses  complémentaires Agirc-Arrco des salariés du privé. Dans ce cadre, le salarié accumule des points, en fonction de ses cotisations, qui seront au moment du départ à la retraite convertis en pension, selon une certaine valeur, appelée valeur de service.

Or Macron semble avoir une autre piste dans le viseur : les « comptes notionnels ». « Il s’agit d’une variante plus sophistiquée du régime à points, qui n’existe pas pour le moment en France mais a été instauré dans les années 90 en Suède », explique Pascale Gauthier, associé chez Novelvy Retraite. Le salarié accumule alors non plus des points mais un capital virtuel, en fonction de ses cotisations, qui est logé sur un compte et revalorisé chaque année, un peu comme un compte d’épargne. À la liquidation, ce capital est converti en une rente annuelle, dont le montant dépend notamment de l’âge de liquidation et de l’espérance de vie de sa génération. Une définition très proche de ce que veut faire le candidat : « Les cotisations (…) seront inscrites sur un compte individuel et revalorisées chaque année selon la croissance des salaires. (…) Le total des droits accumulés sera converti au moment de la retraite en une pension, à l’aide d’un coefficient de conversion fonction de l’âge de départ et de l’année de naissance », indique-t-il ainsi dans son programme.

Lire la suite de l’article sur Capital.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *