La retraite ? Un projet d’avenir à penser aujourd’hui !
Par Arzela Lestarquit | La retraite ? Un projet d’avenir à penser aujourd’hui ! Publié le juillet 2026 sur le site de l’UFE.
Selon que l’on s’expatrie seul ou avec son conjoint, la question de la retraite est un sujet essentiel pour tous les expatriés et futurs expatriés, mais aussi pour le conjoint suiveur. Cette question devrait même être au centre des négociations de tout contrat quel que soit votre statut en mobilité professionnelle. Et c’est parce que les cotisations vieillesse sont intimement liées à l’emploi que la question est d’autant plus importante pour la personne en charge de la famille, qui a dû quitter son emploi pour suivre son partenaire. Démêlons le vrai du faux parmi les affirmations les plus courantes.
Je pars travailler dans un pays ayant part aux accords européens ou une convention bilatérale, tout se passe comme si j’étais resté·e en France.
Faux. Tout se passe comme si vous étiez resté·e en France SEULEMENT dans le cadre d’un détachement qui ne peut pas excéder 2 ans. Au-delà de cette période de détachement, vous devrez exercer votre activité en contrat local, vous cotiserez alors dans votre pays d’accueil et le jour où vous demanderez vos retraites, vos pensions seront versées par chacun des pays au prorata de votre durée de carrière dans chaque pays.
Lors de mon expatriation dans un pays non couvert par une convention de sécurité sociale avec la France, j’ai cotisé à la CFE, tout se passe comme si j’étais resté·e en France.
Vrai, en partie. N’oubliez pas qu’en France, vous cotisez aussi auprès d’un régime de retraite complémentaire obligatoire. L’assurance vieillesse de la CFE assure la continuité du seul régime général français de la Sécurité sociale et ne permet pas d’acquérir des droits dans les régimes complémentaires. Par ailleurs, les adhésions CFE santé couvrent uniquement les frais liés aux soins. Pour cotiser volontairement à la CFE vieillesse, il faut remplir certaines conditions. Vous pourrez vous affilier en tant que salarié·e, ancien·ne assuré·e ou chargé·e de famille. Pour cela, vous devez être né·e en France ou à défaut, avoir relevé d’un régime français d’assurance maladie obligatoire pendant au moins 5 ans.
Si vous n’exercez plus aucune activité professionnelle, vous pouvez vous affilier en tant qu’ancien·ne assuré·e dans les 6 mois suivant la fin de votre activité et à condition d’avoir été affilié·e dans les 6 mois précédant l’arrêt d’activité au régime général – CFE comprise. Vous pourrez également vous affilier, en tant que chargé·e de famille, si vous avez à charge un enfant de moins de 20 ans au moment de l’adhésion. Vous pourrez rester affilié·e tant que ces conditions seront remplies.
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