Chefs d’entreprise : comment cumuler emploi et retraite

réforme des retraites

Difficile pour un dirigeant hyperactif de passer brutalement à l’état de retraité. Mais il est tout à fait possible de reprendre une activité, par exemple après avoir vendu son entreprise, tout en touchant déjà sa pension de retraite. Mode d’emploi.

Pour certains chefs d’entreprise, la vente de leur société est l’occasion de se lancer dans une nouvelle dynamique professionnelle, comme une activité de conseil pour accompagner les repreneurs ou d’autres chefs d’entreprise.

Rien ne leur interdit de liquider quand même leur retraite s’ils ont atteint l’âge légal d’autant que le montant de la pension n’est pas toujours à la hauteur des besoins de son bénéficiaire. Se pose alors la question de savoir dans quelles conditions il peut cumuler ses revenus avec sa pension de retraite.

S’ils souhaitent reprendre une activité relevant du même régime de retraite que celui qui leur verse leurs pensions, ils ne peuvent cumuler sans restriction leurs nouveaux revenus avec leurs pensions de retraite qu’à partir de 62 ans sous réserve qu’ils aient la durée d’assurance requise pour le taux plein ou, à défaut, qu’à partir de 67 ans.

S’ils ne remplissent pas ces conditions, ils entrent dans le cadre du cumul « limité ». Ce qui signifie qu’ils ne pourront cumuler revenus et pensions de retraite que dans certaines limites, variables d’un régime de retraite à l’autre. Par exemple, pour un chef d’entreprise ayant le statut de salarié, le cumul est possible si leur salaire ajouté au montant de leur pension ne dépasse leur « dernier » salaire. Si les seuils de revenus autorisés sont dépassés, le versement des retraites est suspendu ou le montant versé est écrêté à concurrence du dépassement, selon les régimes.

Le cas du changement de statut

« C’est assez facile à mettre en oeuvre pour quelqu’un qui est seul aux manettes. Par exemple, pour un chef d’entreprise à la tête d’une SARL. Il peut facilement transformer sa société en SASU. En revanche, les choses sont plus compliquées pour les mandataires sociaux. Les actionnaires risquent de ne pas accepter un changement de statut et préférer que le dirigeant continue son activité en tant que salarié » constate Pascale Gauthier, associée chez Novelvy Retraite.

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