Campagne présidentielle, éclairage retraites

Par Pascale Gauthier

Campagne Présidentielle 2017 : l’éclairage retraites de Novelvy Retraite sur les propositions des cinq principaux candidats

Refonte complète du système, modification de l’âge de départ à la retraite, harmonisation du public et du privé, don de trimestres au conjoint, suppression ou élargissement du champ de pénibilité. De la refonte totale au simple aménagement de dispositifs existants ; un éclairage retraites sur les propositions des candidats aux présidentielles.

Les candidats s’accordent sur le sujet d’une augmentation des petites retraites et, pour certains d’entre eux, des pensions de réversion. De fortes divergences apparaissent sur le recul ou l’avancée de l’âge de départ ainsi que sur l’étendue d’une réforme du système et sur les modalités de sa mise en place.

Faut-il modifier l’âge de la retraite ?

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen souhaitent revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités pour le droit au taux plein. François Fillon propose de reculer l’âge de la retraite à 65 ans. Mais il ne dit pas si ce recul sera accompagné d’une augmentation de la durée de cotisation requise pour le taux plein. Or, s’il ne l’est pas, ceux qui ont commencé à cotiser jeunes seront les plus affectés. Dans le cas inverse, les assurés pénalisés seront ceux qui ont commencé à travailler et donc à acquérir des droits tard.

Refonte du système : instaurer l’égalité des droits en visant l’équilibre

Emmanuel Macron souhaite une réforme en profondeur du système actuel. Il resterait un système par répartition, mais dont la structure serait indépendante des statuts des assurés et dans lequel un euro cotisé donnerait les mêmes droits. Cette harmonisation verrait disparaître les régimes spéciaux et unifierait les modalités de calcul de retraites. Selon François Fillon, une réforme de cette ampleur ne peut intervenir que si les régimes de retraites sont arrivés à l’équilibre et donc quand l’âge de départ aura reculé à 65 ans.

Aménagements du système existant

Don de trimestres au conjoint

Benoît Hamon propose que l’assuré qui a trop de trimestres puisse en faire bénéficier son conjoint : une sorte de retraite consolidée du couple. Ce mécanisme suppose que la notion de durée de carrière soit maintenue, et que la décision du don se fasse au moment du premier départ à la retraite.

Suppression ou élargissement du champ de la pénibilité ?

François Fillon propose de supprimer le compte pénibilité. Et préfère la traiter par l’amélioration des conditions de travail, par une politique de prévention plus ambitieuse et une prise en compte de la situation réelle des salariés.
Benoît Hamon lui tient à prendre en compte la pénibilité dans le cadre du calcul des cotisations et pense élargir son champ aux risques psychosociaux (burn out).

Autres sujets qui pourraient faire débat…

La retraite des indépendants

Intégration pure et simple au régime général ou refonte complète du RSI. Le temps des affirmations péremptoires du début d’année semble passé. Les candidats s’entendent aujourd’hui pour rechercher une solution qui prendrait mieux en compte les spécificités des indépendants, tout en harmonisant leurs garanties : chômage, formation et prévoyance.

La retraite progressive

Que l’âge de départ recule ou non, Benoît Hamon prône le maintien de tous dans l’emploi par le partage du temps de travail. Le dispositif de retraite progressive parce qu’il a pour préalable le passage au temps partiel favorise ce partage du temps de travail. Or aujourd’hui les membres de professions libérales sont exclus de ce dispositif alors que les indépendants, artisans, commerçants, peuvent en bénéficier.

La cotisation des robots

Benoît Hamon propose de faire contribuer les machines, les robots intelligents, les algorithmes, l’intelligence artificielle au financement de notre système social, pour répondre aux questions de déséquilibre du financement des régimes de retraite.

Conséquences du Frexit pour les expatriés

Les accords européens de sécurité sociale permettent aux Français qui ont travaillé dans d’autres pays européens de voir l’ensemble des trimestres cotisés dans ces pays pris en compte pour le calcul du droit au taux plein. Si la France quitte l’Union Européenne, elle devra négocier de nouvelles conventions de sécurité sociale avec chaque pays européen et vérifier que les assurés ne soient pas lésés lors de l’application de celles-ci.

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