Le chômage en fin de carrière

Peps Magazine retraite

À quelques années d’un départ à la retraite, le licenciement pour motif personnel, économique, ou par rupture conventionnelle, n’est pas neutre. Tout dépend notamment de la date à laquelle la rupture du contrat de travail a lieu.

Trois ans d’indemnisation

Sous certaines conditions, vous pouvez percevoir l’allocation de retour à l’emploi (ARE) pendant 36 mois maximum. Vous validerez bien quatre trimestres par an, mais, contrairement aux trimestres cotisés, ils n’entreront pas dans le calcul de votre salaire annuel moyen. Si celui-ci comporte déjà les 25 meilleures années, cela n’influera pas votre pension de base. Dans le cas contraire, et dans la mesure où vos salaires de fin de carrière sont les meilleurs, vous y perdrez sûrement. Vous obtiendrez des points de retraite Agirc-Arrco, sauf durant les périodes de carence ou de différé d’indemnisation qui peuvent durer six mois dans certains cas. Ces points vous seront attribués en fonction de votre salaire journalier de référence fixé par Pôle emploi.

Prolongation possible jusqu’au taux plein

Si, à 62 ans, vous êtes indemnisé depuis au moins un an et ne pouvez pas encore faire valoir vos pensions à taux plein, l’ARE peut continuer à vous être versée, sans diminution de montant, jusqu’à votre âge de taux plein. Pour ce maintien, vous devez avoir validé au moins 100 trimestres retraite, avoir cotisé à l’Assurance chômage pendant douze ans minimum (…/…) et justifier d’une période d’emploi d’une année continue ou de plusieurs périodes d’emploi discontinues, totalisant au moins deux ans d’affiliation au cours des cinq années précédant la fin de votre contrat de travail.

Bon à savoir : percevoir l’ARE plus de quatre trimestres ne permet plus de bénéficier du dispositif carrière longue. Pour préserver cette possibilité, mieux vaut reprendre un emploi, même à temps partiel.

Bruno Renardier, directeur de Novelvy Retraite : « le rachat de trimestres n’est pas toujours intéressant. Les salariés n’ayant pas épuisé leurs droits à indemnisation par Pôle emploi à 62 ans n’ont aucun intérêt à procéder à un rachat de trimestres. Les indépendants ou les travailleurs non salariés sans activité, cotisant à la SSI ou à ta Cipav, peuvent l’envisager afin de percevoir des retraites complémentaires à taux plein dès leurs 62 ans. Pour les autres professionnels libéraux, en revanche, un rachat avant 65 ans, et parfois même 67 ans, n’a aucun intérêt dans la mesure où il n’augmentera pas le montant de leur retraite complémentaire. »

Retrouvez l’article complet «  » en kiosque dans le numéro de mars-avril 2021.

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